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 Lysias - notable

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Lysias
Notable
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Nombre de messages : 40
Date d'inscription : 08/06/2005

MessageSujet: Lysias - notable   Sam 11 Juin - 1:31

Nom : Lysias
Âge : 33 ans
Origine : Grecque
Condition Sociale : Riche propriétaire terrien.

Histoire :

Lysias est né dans une des grandes familles aristocratiques de la ville de Carthage.
Son père, Abdmelqart, homme immensément riche et donc respecté, avait fait vœu de sacrifier la vie de son premier né (qui s'était révélé être sourd et muet) si un second fils lui naissait. Lorsque Lysias naquit ce fut une grande joie, et l'aîné qui avait alors 4 ans fut brûlé vif, conformément au vœu paternel.
On nomma le nouveau-né du nom phénicien de Ba'alyaton, "Ba'al l'a donné", Ba'al étant le dieu auquel son frère avait été sacrifié. Mais sa mère, Eurydice, Grecque de Syracuse, insista pour avoir le droit de l'appeler Lysias, trouvant le nom de Ba'alyaton un peu trop barbare à ses oreilles..

Neuf mois plus tard, sa mère mit au monde un autre enfant, une petite fille un peu difforme. Peu après la nouvelle naissance, Lysias tomba gravement malade, (sans doute dû au sevrage trop rapide du lait maternel) et son père promis à Melqart que si son fils guérissait et que le dieu, par-là, assurait qu'il en prendrait soin toute sa vie, on sacrifierait la petite fille. Après de longues journées de fièvre, il guérit et on jeta la petite fille au feu.
Le père se frotta les mains de satisfaction. Un fils bien portant pour deux enfants inutiles, c'était quand même une bonne affaire. Tout le monde dans la ville hochait la tête avec gravité en se disant que c'était bien ce que l'on savait déjà, Abdmelqart était de loin le meilleur négociateur d'entre tous.

Bien sûr, le petit Lysias (comme on s'amusait à l'appeler, un peu pour se moquer) ne grandit pas extrêmement vite, et ne devint pas un immense gaillard débordant de santé. Mais son père et sa mère comprenaient bien les dieux, on ne pouvait pas avoir beaucoup mieux en l'échange d'un sourd-muet et d'une laideronne.
D'ailleurs il n'était pas si mal que ça, il n'était jamais malade, il avait une extrême endurance à la fatigue, à la faim et à la soif, et avait un esprit d'entreprise hors du commun.

A neuf ans, il décida d'apprendre toutes les langues du monde. Son père l'encouragea, c'était bon pour le commerce. Il apprit donc en plus du Phénicien, les différents dialectes grecques, l'égyptien, l'hébreu, un peu de latin et quelque chose ressemblant vaguement à du celtique.
Son père fut moins heureux de son initiative, lorsqu'à 15 ans, il décida de détourner un des cours d'eau amenant l'eau à Carthage pour arroser le lopin de terre qu'on lui avait confié. Cela avait créé quelques désagréments parmi les basses populations qu'on ne manqua pas de lui reprocher. L'argument de Lysias : "il vaut mieux un bon jardin que 100 vies minables" ne parut pas du goût des 100 vies en question.

Aussi, lorsqu'il demanda peu après à s'embarquer sur un bateau marchand, son père s'empressa d'accepter, le temps de calmer les choses. Peu avant la naissance de Lysias, des grands voyages avaient été entrepris, l'un ayant mené les Carthaginois jusqu'au Cameroun, l'autre jusque dans les îles britanniques. S'il n'y avait absolument rien à faire dans le sud, le Nord recelait plein de matière utile. C'est sûr un bateau appartenant à son père et remontant vers le nord que Lysias fut embarqué.
C'était une sage décision car aux alentour de cette époque, la guerre avec la Sicile devenait presque dangereuse et il valait mieux envoyé l'enfant en voyage. Le père lui, faisait figure de héros, puisqu'il continuait pour le bien de la cité le commerce, et envoyait même son fils pour protéger la traversée.

Lysias apprit beaucoup dans ce premier voyage : il acquit notamment une très grande agilité, à force de monter et descendre sur les mats, une grande souplesse également, et le maniement des armes. Il y apprit aussi ce qu'était vraiment le celte, et un peu le germain. Surtout, il put mettre en application ses idées d'économie, qui s'avérèrent fort juste et lui permirent de faire beaucoup d'affaires très fructueuses. Il était bien traité par les marins : ils savaient qu'ils allaient devoir payer de leur tête si le jeune maître ne revenait pas sain et sauf. Cela explique notamment pourquoi, lorsque, sur le retour, le bateau fut attaqué par des pirates, trois des marins donnèrent leur vie pour qu'il ne soit ni pris ni tué.
Lysias comprit alors l'inconvénient d'être riche : on se fait attaquer, mais l'avantage aussi : les autres meurent pour soi. Il développa donc un système de camouflage des richesses du bateau pour éviter l'inconvénient.

Le voyage avait duré trois ans, lorsqu'ils furent de retour (et accueillis avec joie par les habitants), Lysias était en âge de devenir adulte. La cérémonie fut donc faite. Là encore, Lysias dû faire face à un avantage et à un inconvénient. L'avantage était qu'il était presque libre de lui-même, l'inconvénient était qu'il était sensé aller se battre en Sicile, chose qui lui déplaisait fortement.
Il chercha une raison d'état, trouva quelques petits scandales chez le conseil des 104 et réussit à se faire envoyer en expédition marchande dans le désert.

Là, il apprit plusieurs langues parfaitement inutiles puisque personne ne les parlait, il put tester sa résistance à la chaleur, à la soif. Il tomba très malade, mais se rendit compte que cela ne le gênait pas vraiment. La fièvre le rendait plus fort. Il rencontra plusieurs troupes nomades, apprit à monter à cheval, à manier de nouvelles armes et découvrit une mine d'or. Il fit des offrandes aux dieux, négocia l'extraction du minerai avec les locaux, chargea plusieurs chameaux, négocia plusieurs fois les passages, entra en contact avec les Numides, et finit par rentrer à Carthage. Le tout avait duré presque 10 ans.
Il fit entrer discrètement par l'arrière de la ville la moitié de sa cargaison qu'il mit directement dans la demeure que lui avait confiée son père, puis ressortit discrètement et entra de nouveau dans la ville, en grande pompe cette fois.

Acclamé comme grand aide à la guerre, on lui décerna de grands honneurs. Les généraux menant la guerre, commençant à trouver cette gloire néfaste, réussirent à demander à ce que ce jeune garçon, béni des dieux, parte aux premières lignes pour gagner la victoire.

Lysias refusa catégoriquement. Il venait d'apprendre en plus qu'Alexandre était mort et que son empire était en dissension, et le discours qu'il fit contre la guerre et l'inutilité de la conquête en choqua plus d'un. C'était une position bien trop excentrique pour la conventionnelle Carthage. C'est que malgré ces 28 ans, il avait toujours la tête bouillonnante, et qu'il n'avait pas encore toute la pondération requise dans ce genre de situation.
Son père, plus vieux et plus malin (et qui commençait à trouver ce fils un peu trop turbulent pour sa sécurité personnelle… il préférait pour cela celui qui était né entre temps et semblait beaucoup plus sage), acheta un esclave ressemblant vaguement à son fils, et le fit envoyer à la place de Lysias. Quant à Lysias, il l'envoya en Grèce, le temps que l'on oublie tout ça, et qu'il revienne, si possible, quand la guerre serait finie.

Si c'est en Grèce qu'il avait envoyé Lysias, c'est que Abdmelqart avait toujours entretenu des relations de commerce avec les Grecs, et cela malgré le fait qu'ils étaient ennemis de Carthage. Le bateau qui l'emmenait là-bas était commandé par un vieux vétéran d'Alexandre, lui aussi philologue qui appris à Lysias d'autres langues : l'arménien, le hittite, le perse, l'avestique et quelque notion de sanscrit (du moins, ce qu'il en avait compris, l'Inde n'étant pas un souvenir fabuleux pour lui).

Lysias, aidé de son prénom grec, s'installa sur l'île de Kalymnos, sur laquelle son père avait une grande propriété et y devint un notable respecté (et craint). Il y appliquait ses théories sur le commerce avec bonheur, devenant toujours plus riche, mais ne le montrant jamais. L'éducation grecque qu'il avait reçu de sa mère lui servit beaucoup afin de bien s'intégrer sur l'île, même si, au fond de lui-même, il trouvait tout cela ridicule et préférait sa superstition carthaginoise aux belles statues des dieux grecs.

Les événements terribles du mois passé furent pour lui un révélateur : sa maison fut prise dans un orage infernal, et à chaque éclair qui tombait, un des serviteurs de sa maison était tombé mort. Lorsque tout fut passé, il claquait des dents, invoquant Ba'al de le protéger. Cela avait dû fonctionné, car miraculeusement il était encore vivant. C'était le signe selon lui de la protection divine qui lui avait donné la vie.
Mais ses cheveux étaient devenus blancs, et ses yeux avaient pris un éclat étrange.


Apparence Physique :


Lysias n'a de sa mère que ses yeux, grands et ourlés de longs cils noirs, et ses cheveux, qui étaient noirs eux-aussi, mais plus souple et moins crépus que ceux de son père.
Le reste de son physique est tout à fait phénicien. Il a la peau mate et cuivrée, presque parcheminée par sa vie dans le désert.
Il n'est pas très grand et a un squelette très gracile, avec des articulations très fines. N'ayant pas suivit l'éducation gymnastique des grecs, il n'est pas très musclé, et paraîtrait plutôt faible à un regard non-observateur. Pourtant, il est tout à fait capable de tenir tête à n'importe quel adversaire, compensant par sa nervosité et sa souplesse la force de l'autre. Solidité de fer et extrême souplesse pourrait le caractériser.
Son visage est assez fin, mais assez loin de la beauté grecque. Le front assez bas, les yeux très grands, les pommettes saillantes, le nez droit mais long, et une bouche un peu grande, son physique faisait sa fierté à Carthage où il rappelait qu'il était de sang noble et descendant directe des Rois de Tyr. En Grèce, où ce fait n'est pas vraiment une fierté, cela ne semble qu'une étrangeté de plus.

Ce sentiment d'étrangeté est d'autant plus renforcé maintenant que ces cheveux sont devenus blancs sous le coup de la terreur (un signe des dieux sans doute). Ces yeux, de même, ont pris un éclat métallisé, presque blanc qui surprend beaucoup. Il ne cherche pas à les cacher, au contraire, il prend grand soin de ses cheveux, comme du reste de son corps, l'hygiène étant une vertu commune aux Grecs et aux Carthaginois.


Caractère :

Son caractère est assez éloigné du caractère grec. Il est parfaitement imperméable à la philosophie, à la pensée rationnelle. Il ne comprend pas pourquoi on donne du prix à la vie humaine (d'autant plus à la vie des esclaves). Il a une forme d'avarice soupçonneuse, et préfère vivre uniquement par rapport à lui-même.
Il est très superstitieux, croit très fort en ses dieux, ainsi qu'aux dieux grecs, mais toujours dans une forme de relation marchande. Si les dieux ne sont pas contents, ce n'est pas parce que l'on a mal agit, mais parce que l'on n'a pas rempli sa part du contrat avec eux (par exemple, on n'a pas fait assez de sacrifices.)

Il n'a pas vraiment de but dans la vie, à part être toujours riche, faire travailler les autres et vivre agréablement.

A part cela, il a un caractère absolument bouillonnant et explosif. Avec l'âge, il a appris à ne pas se laisser emporter tout le temps, mais il garde un fond profondément passionné.
Il a toujours commandé et c'est toujours fait obéir, ce qui fait qu'il n'envisage même pas qu'on puisse lui désobéir. Là encore, dans un pays étranger, il a appris à ne pas ordonner n'importe quoi pour éviter devoir essuyer un refus.

Il se sent protégé par les dieux, il pense qu'il a un contrat spécial avec Ba'al, scellé par le sang de son frère et de sa sœur, qui le rend à peu près intouchable. Cela lui confère, non pas vraiment une arrogance, mais une assurance supplémentaire.
En même temps, cette assurance est très fragile, justement parce qu'il pense qu'elle lui vient des dieux. Il a l'impression qu'il suffit qu'il fasse quelque chose de mal, qu'il oublie de rendre quelque chose au dieu pour qu'il l'abandonne, et le tue peut-être même. Ce qui le plonge souvent dans des crises d'angoisse terribles. La dette qu'il a envers les dieux lui semble parfois trop grande pour lui.
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